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Qui sommes-nous ?

Maison d'édition indépendante, artisanale et professionnelle, les éditions AO publient de nouveaux talents tout autant que des auteurs confirmés, en mettant l'accent sur l'émotion et l'authenticité – sans oublier l'humour !

La raison sociale des éditions AO a été choisie en hommage à André Odemard (1901-1986) qui encouragea les rêves d'écriture et d'édition de son petit-fils Jean-Luc, mais aussi parce que ses initiales font référence, avec prémonition, à l'abréviation “Assisté par Ordinateur”.

En 2010, Jean-Luc Tafforeau créait la SARL des éditions AO - André Odemard. Depuis, plus de 17 000 livres ont été vendus sous cette dénomination, dont 3 400 en 2018 et 4 000 en 2019.

Outre l'édition de livres, l'objet social des éditions AO comprend l'Assistance Opérationnelle en informatique ainsi que toute la gamme des prestations éditoriales (correction, mise en pages notamment).

 Izibookstore est une plateforme de gestion de sites d'éditeurs de livres papier et numérique, à laquelle les éditions AO sont affiliées.

La plateforme logicielle IziBook© de la société Nuxos Publishing Technologies permet la gestion, la vente par expédition postale ou téléchargement et la diffusion de tous contenus numériques (ebooks, livres audios, musique,...) ou livres papier.

Les livres numériques et les livres imprimés sont protégés par les lois françaises et internationales sur le droit d’auteur. En l'absence de licence précisant d'autres conditions d'utilisation, les fichiers téléchargés sont réservés à l’usage exclusif de celui qui les a achetés. Ils ne peuvent être ni revendus, ni loués, ni transmis gratuitement au-delà du cercle familial et des besoins légitimes de son usage privé. Toute représentation ou reproduction de ces fichiers, totale ou partielle, en dehors des cas prévus par l’article L122-5 du code de la propriété intellectuelle, est strictement interdite.
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Interview de Jean-Luc Tafforeau, gérant des éditions AO

Interview de Jean-Luc Tafforeau gérant des éditions AO
Créer une maison d’édition, ce n’est pas si répandu, qu’est-ce qui vous a motivé ?
Avant tout la passion du livre et de l’écriture. J’ai eu la chance d’être édité chez Fleuve Noir il y a une vingtaine d’années, et je souhaitais à mon tour apporter aux auteurs la joie d’être publiés, d’autant que le livre en tant qu’objet me fascine depuis l’enfance…
La passion suffit-elle ?
C’est un moteur, mais son carburant, à mon sens, doit être le réalisme. J’ai donc choisi une échelle modeste en tirant chacun de mes livres par lots de quelques centaines d’exemplaires seulement, ce qui permet de réduire les risques tout en donnant leur chance à de plus nombreux auteurs.
Exercez-vous à compte d’auteur ?
Les livres publiés sous la dénomination “Éditions AO” le sont toujours à compte d’éditeur. Ponctuellement, je réalise aussi des prestations d’assistance à l’autoédition, pour des auteurs qui me sollicitent d’emblée dans ce but. Pour les livres AO, outre une sélection exigeante des textes, je prends la totalité des risques, de l’impression aux impayés, sans oublier les aléas juridiques – ni mon travail personnel, qui n’est rémunéré qu’en toute fin d’exploitation. En dix ans, j'ai dépassé les 25 000 € de droits d’auteurs payés. Si je n’ai pas choisi la diffusion universelle, c’est que la mise en place de plusieurs milliers d’exemplaires suivie de retours – et de pilonnages – présente trop de risques et d’engagements financiers.
Comment vit-on de l’édition ?
Ma seconde profession est le conseil et l’assistance en informatique. Cela ne m’a pas empêché de diffuser 17 000 exemplaires des livres que j’ai publiés depuis 2010, dont près de 4000 sur 2019.
Quel rapport entre l’informatique et l’édition ?
Avant tout ce qu’on appelle la PAO – publication assistée par ordinateur – à laquelle la dénomination des éditions AO fait référence…
Et qui est André Odemard, alors ?
Mon grand-père maternel, qui encourageait mes rêves d’écriture quand j’étais enfant, et dont les initiales font un clin d’œil à notre présent technologique. Mais ce n’est pas tout, je me définis comme un “informaticien littéraire”. Ma formation initiale, Sciences Po, n’est pas celle d’un ingénieur. Je m’attache avant tout à améliorer le lien entre les informaticiens et les utilisateurs, tout comme je le fais en éditant des livres, qui relient les auteurs aux lecteurs. En outre, créer un livre, objet bien réel, me permet de sortir du virtuel de l’informatique. C’est un retour sur terre salvateur !
Vous êtes installé à Villeurbanne. Êtes-vous un éditeur régionaliste ?
Les éditions AO ne sont pas régionalistes, au sens où elles ne sélectionnent pas leurs publications selon des critères régionaux. Être installé en Rhône-Alpes a bien sûr permis de saisir des opportunités locales.
Qu’est-ce que vous préférez, dans votre métier d’éditeur ?
Si je me suis engagé dans cette aventure, c’est parce que tout me plaît, dans ce métier. Le plus satisfaisant, me semble-t-il, est de concrétiser ce rêve que nous sommes nombreux à poursuivre : se “livrer”, être publié, autrement dit pouvoir passer quelques heures dans un tête-à-tête privilégié avec des lecteurs, par le truchement de ce merveilleux objet qu’est le livre. De ce point de vue, la phase de relecture et de révision, menée en liaison étroite avec les auteurs, est surprenante de richesse en relations humaines. J’ai d’ailleurs pris soin de suivre une formation à la correction de texte dirigée par Jean-Pierre Colignon, ancien correcteur du quotidien Le Monde. Je travaille également attentivement la mise en pages, les réglages typographiques : le livre est un objet beaucoup plus sophistiqué qu’on ne le croit, ce qui exige une grande subtilité dans sa composition – qui en est la “mise en scène” en vue d’une lecture fluide et agréable.
Et le “commercial” ?
Parmi les actions de communication, les séances de dédicaces – auxquelles je participe souvent avec les auteurs – sont l’occasion de rencontres toujours émouvantes, d’une grande diversité.
À chaque fois, je mesure l’importance que revêt le livre dans notre culture, ainsi que le rôle déterminant des libraires dans sa diffusion. J’ai beaucoup appris à leur contact ! Plusieurs librairies que je qualifierais de “pilotes” ont mis en avant mes livres, écoulant parfois plus de 200 exemplaires d’un titre à elles seules !
Quelle est la ligne éditoriale des éditions AO ?
Je n’avais pas de raison de me limiter à un seul genre. Je préfère me fier aux hasards des rencontres, à ce que je reçois, et sélectionne avant tout par “coup de cœur” : je ne pourrais pas éditer des textes qui me déplairaient. Côté romans, une dominante dans le “­polar” s’est très vite dessinée.
Vous limitez-vous aux “premiers livres” ?
Mon approche les privilégie, naturellement. Cela ne m’a pas empêché de publier des livres d’auteurs confirmés, comme Georges Moréas, François Boulay, Éric Robinne, James Holin ou Philippe Setbon.
Que diriez-vous en conclusion ?
Je citerais deux auteurs, d’abord Paul Auster : “Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des livres”. On ne mesure en effet jamais assez combien un livre concentre émotions et plaisirs, tant pour les lecteurs que pour les auteurs. Et Stéphane Mallarmé, dont René Belletto m’avait signalé la jolie formule : “Tout écrivain complet aboutit à un humoriste !”