Le sonnet écrit à l'époque :
Paisible et calme, la cité dormait.
Ciel pur, étoiles resplendissantes,
Lumières encore compatissantes,
Rares répits que la guerre permet.
Dans la nuit que le printemps parfumait
S’avançait une nuée bourdonnante
Portant une menace angoissante.
Lugubrement la sirène bramait…
Et Fer et Feu s’abattirent soudain,
S’acharnant sur la ville innocente
Massacrant vieillards, femmes et gamins.
Gai matin d’avril, brise frémissante
Parmi la Normandie verdoyante
Mutilée, meurtrie, brisée, Rouen brûlait.
L'un des carnets dans lesquels Henri Tafforeau nota ses souvenirs :
